Semaine 18 - Théorie et Sémiologie ..

Pas beaucoup à montrer cette fois-ci, je n'ai pas fait de dessin. J'ai avancé sur les cours de théorie : initiation au dessin de perspective et lois de la compositions.

Puis j'ai fait un devoir sur la sémiologie de l'image, et là on rentre dans du vocabulaire pas du tout habituel ! Première étape, lire le cours, et tenter de comprendre les nouveaux termes. quand on arrive à des paragraphes avec 5 mots inconnus dedans, ça commence à faire beaucoup !

Le premier devoir est simple, il fallait prendre un exemple de cadrage (plan d'ensemble, plan rapproché, gros plan, etc..) dans des sources diverses (photos, publicité, BD, ..) et les analyser rapidement, si possible en utilisant le vocabulaire du cours !

Tentons de résumer, avec mes excuses si c'est faux ou approximatif : c'est ma compréhension résumée du cours et non pas la transcription exacte du cours, qui fait 40 pages .. Note : vous pouvez sauter le paragraphe "chiant" du cours et passer directement à l'analyse de l'illustration un peu plus loin, je ne vous en voudrez pas !

Une image se compose d'un ensemble de signes ayant une dénotation (c'est à dire une description) et une connotation (une signification). La sémiologie, c'est l'analyse de ces signes, dans le but d'en comprendre le message. Ces signes sont appelés iconèmes. Et ils sont constitués de graphèmes. Les graphèmes sont des formes graphiques définies par des critères précis : taille, valeur, grain, couleur, orientation et forme.

En comparant avec le langage, si l'image est une phrase, les iconèmes sont des mots, et les graphèmes sont des phonèmes !

Allez, vous avez le vocabulaire de base, on complexifie un peu ! Une image est régit par un code. Il peut être iconique (transcription du réel, comme une photo ou un plan), iconémique (il s’appuie sur un référentiel culturel : stéréotypes et archétypes) ou graphémique (dépendant des graphèmes, par exemple le style de l'auteur).

Dernier point : la compréhension d'un iconème. Cela se fait via un paradigme (l'iconème appartient à un groupe d’élément) ou un syntagme (sa signification est déduite de la présence d'autres iconèmes).
Par exemple l'iconème d'une pomme peut être dans les paradigme des fruits ou bien des objets ronds. Mais si on l'associe à un téléphone, alors ce syntagme particulier fait penser à une marque de téléphone bien connue !

Voilà, maintenant vous avez une partie du vocabulaire de la sémiologie de l'image !


Je ne vais pas mettre toutes mes analyses ici, cela n'a pas trop d’intérêt. Cependant je me suis particulièrement amusée sur l'un d'entre eux : j'ai analysé la couverture de la première BD du Donjon de Naheulbeuk, dont voici l'image, et bien sur l'analyse (je précise que c'est la plus longue, j'ai fait les autres beaucoup moins détaillées..).



Cette couverture de bande dessinée est un plan moyen, en point de vue frontal, relativement simple. Seuls les personnages sont visibles, sans aucun autre décor que le dallage au sol. Les dalles sont sombres, et l’arrière-plan complètement noir, ce qui permet de mettre en valeur le groupe dans son entièreté. Cela est cohérent avec le contenu de la BD, car il n’y a pas de héros principal, c’est le groupe entier qui est suivi de tome en tome.


Le titre est mis en valeur par son écriture « façon 3D », comme si les lettres étaient sculptées et disposaient d’un éclairage interne. Cependant il est suffisamment séparé de l’image du groupe pour ne pas l’éclipser.


Si l’on regarde plus en détail cette image, on peut constater l’utilisation de plusieurs iconèmes et graphèmes montrant des détails au sujet de l’équipe, qui donnent le ton de leur aventure.



Les différents iconèmes d’équipements (armes, équipements, spécificité physique) permettent, en les analysant au sein d’un syntagme par personnage, d’identifier la race et le rôle de chaque aventurier au sein du groupe.


Ainsi par exemple à droite, le personnage en robe rose est probablement un mage. Cela est mis en avant par la présence d’une lumière en aura autour de la tête de son bâton. C’est un code iconémique classique pour représenter un élément magique.


L’iconème de la mouche, lié par un trait à l’orc et associée au graphème de la couleur verte, fait référence à l’archétype de la saleté : l’orc ne s’est probablement pas lavé depuis longtemps, et cela donnera surement lieu à certaines blagues dans la BD. 


De plus l’iconème des nuages de poussière en arrière-plan, ajouté à la position des personnages (certains ne semblent pas toucher le sol) donnent une impression de vitesse. Si on ajoute à cela les yeux écarquillés et les deux personnages en train de chuter, la signification de l’image du groupe devient clairement une fuite précipitée, ce qui n’est pas très valeureux pour un groupe d’aventurier.


Le ton de la BD est clairement donné 😊

Voilà, affaire à suivre, on verra ce qu'en pense le correcteur. Je ne sais pas si mon analyse est bonne, mais en tout cas je me suis éclatée !

Commentaires

  1. Il aurait à mon avis été nécessaire de préciser sur cette analyse quel est l'objectif de ladite couverture. Qqch comme "une caricature d'un jeu très connu, D&D, qui vise donc un public très au courant des normes habituelles de ces jeux, et en joue en les renversant" ... car toute la bande dessinée repose sur cette inversion des paradigmes.

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    1. Dans le cadre d'une analyse d'oeuvre complète, oui, il faut situer l'oeuvre dans son contexte (c'est d'ailleurs le devoir suivant je crois), là il fallait juste faire une rapide analyse visuelle, j'ai un peu débordé en ajoutant des détails :)

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